Le 25 juin 1950, la Corée du Nord envahit sa sœur ennemie du Sud. La première guerre chaude de la guerre froide vient de commencer. Engagés sous l’égide de l’ONU, les États-Unis et leurs alliés repoussent les forces communistes jusqu’à la frontière chinoise… où ils encaissent le choc terribles du demi-million de soldats envoyés par Mao à la rescousse. Ils essuient des revers si cuisants que l’usage de l’arme atomique est envisagé. Après trois ans de combats, la frontière se fige à la case départ, autour du 38e parallèle. Une guerre sans vainqueur ni vaincu, durant laquelle le monde est passé à deux doigts de l’apocalypse.


GUERRE DE CORÉE 1950-1953 TROIS MILLIONS DE MORTS POUR RIEN ?
Le 25 juin 1950, la Corée du Nord envahit les territoires du Sud. Cette guerre civile dégénère en première grande confrontation entre les deux blocs de la guerre froide, États-Unis et ONU d’un côté, Chine et (plus discrètement) Union soviétique de l’autre. Ce banc d’essai met en jeu des forces conventionnelles massives et la menace d’escalade plane sur chaque décision, jusqu’à envisager l’usage de l’arme ultime. En 1953, un armistice vient finalement figer une péninsule divisée autour du 38e parallèle, laissant depuis lors un héritage de tensions géostratégiques explosives.

22 AUX ORIGINES DE LA GUERRE DE CORÉE
Le conflit qui éclate le 25 juin 1950 résulte d’une mauvaise gestion de l’après-guerre du Pacifique. Tout commence à la conférence de Yalta, en février 1945 , lorsque les chefs alliés approuvent le principe d’une intervention soviétique en Extrême-Orient pour accélérer la chute du Japon. Par LAURENT QUISEFIT
26 DOUZE MOIS D’ENTRECHATS, VINGT-QUATRE AVEC LES RATS
La guerre de Corée est un drame en trois actes. Deux ont été joués « prestissimo ». La Corée du Nord a cru remporter la mise en quelques jours, a bien failli tout perdre, avant d’être sauvée in extremis par l’intervention chinoise. Le dernier acte s’est étiré « lento », durant deux années, sur une ligne de front figée. Par NICOLAS AUBIN
32 MACARTHUR, LE SAUVEUR… VIRÉ
Le 8 juillet 1950, Douglas MacArthur est nommé à la tête des forces des Nations unies en Corée. Sa mission : repousser l’invasion nord-coréenne. Neuf mois plus tard, le général est brutalement limogé par le président Truman. Que s’est-il passé ? L’une des plus graves crises de commandement de l’histoire américaine. Par VINCENT BERNARD
35 LE RÔLE (DÉCEVANT) DU COUPLE CHAR-AVION
Cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mythique couple char-avion, l’arme du « Blitzkrieg » dans l’imaginaire collectif, se révèle en Corée beaucoup moins performant qu’on aurait pu s’y attendre. En cause : des conditions géostratégiques très spécifiques. En conséquence : le retour de la guerre de positions et des deux reines des batailles du début du XXe siècle, l’infanterie et l’artillerie. Par VINCENT BERNARD
38 LA GUERRE DE CORÉE : UNE GUERRE SANS VAINQUEUR NI VAINCU ?
Cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mythique couple char-avion, l’arme du « Blitzkrieg » dans l’imaginaire collectif, se révèle en Corée beaucoup moins performant qu’on aurait pu s’y attendre. En cause : des conditions géostratégiques très spécifiques. En conséquence : le retour de la guerre de positions et des deux reines des batailles du début du XXe siècle, l’infanterie et l’artillerie. Par VINCENT BERNARD
R U B R I Q U E S
42 LA FIGURE

Lord Kitchener : ascension et chute du père de la New Army
Son visage, porté en 1914 sur une célèbre affiche de recrutement, est peut-être l’un des plus familiers de la Première Guerre mondiale. Mais qui se souvient aujourd’hui de son nom : Lord Horatio Herbert Kitchener, alors le soldat le plus populaire et influent de l’Empire britannique ? Par FABRICE MONNIER
46 LE TÉMOIN

Krystyna « Iga » Wiza, femme, résistante et francophile :« Les Russes ne nous ont pas aidés »
Krystyna Wiza n’a que 19 ans lorsque, en septembre 1939, sa patrie, la Pologne, est écrasée par les bottes nazies et soviétiques. Résistante sous le nom de code « Iga » au sein des scouts clandestins de Poznan, étudiante en français, elle gagne Varsovie en 1943 et participe l’année suivante au soulèvement de la ville déclenché dans l’espoir d’un secours de l’Armée rouge… qui ne viendra jamais. Entretien réalisé par JACQUES MULLER
56 GUERRES & CAMPAGNES

Les Vêpres siciliennes (1282-1302) : « Game of Thrones » entre Aragonais et Angevins
Le 30 mars 1282, les Siciliens se soulèvent face à la tutelle angevine, massacrent les Français et appellent les Aragonais à la rescousse. C’est le début d’une guerre de succession qui va durer vingt ans. Sous l’arbitrage de la papauté, ce « Game of Thrones » du XIIIe siècle redessine les lignes de force en Méditerranée occidentale. Par David Fiasson
66 L’ARTEFACT
Soliferreum, le javelot de fer gallo-ibérique
Arme d’hast utilisée dans le sud de la Gaule et dans la péninsule Ibérique entre VIe et le Ier siècle avant Jésus-Christ, le soliferreum représente un rare cas le de lance entièrement métallique. Reconnu dès l’Antiquité pour cette spécificité, il est ensuite presque oublié. Par RAPHAËL VAUBOURDOLLE
68 SCOOP

Campagne de France : qui est le vrai père du « coup de faucille » de mai 1940 ?
La traversée des Ardennes par les panzers, en mai 1940, et la course vers la Manche qui s’ensuit sont devenues légendaires. Mais qui a eu l’idée de ce plan casse-cou ? Les réponses apportées jusqu’à maintenant sont… fausses ! C’est la conclusion à laquelle est parvenu l’historien allemand Roman Töppel, après de nombreuses années passées à dépouiller le dossier Manstein. Le résultat est surprenant. Par ROMAN TÖPPEL, traduit de l’allemand par JEAN LOPEZ
74 RAPPORT DE BATAILLE

Sphactérie, 425 av. J.-C. : l’humiliante capitulation spartiate
La guerre du Péloponnèse qui éclate en 431 av. J.-C. apparaît comme une voie sans issue, tant les adversaires semblent se neutraliser : Sparte domine sur terre, Athènes sur mer. Pourtant, en 425, le conflit connaît un premier point d’inflexion à la suite d’opérations amphibies lourdes de conséquences autour d’un minuscule îlot : Sphactérie. Par FRÉDÉRIC BEY
78 DUEL D’ARMES

1914-1918 : les mitrailleuses au crible
Après l’artillerie, les mitrailleuses sont les autres armes responsables des hécatombes de la Première Guerre mondiale. Hotchkiss française, Maxim allemande ou encore Vickers britannique : voici un comparatif de ces « moulins à café » qui ont fait basculer le combat d’infanterie dans une nouvelle dimension. Par CHRISTOPHE POMMIER








