À la fin du IIe siècle av. J.-C., la République romaine, triomphante à l’extérieur, est secouée par des clivages internes de plus en plus violents entre les optimates, défendant les intérêts de l’aristocratie, et les populares, revendiquant des réformes sociales. En 49, ces dissensions se cristallisent en une véritable guerre ouverte entre les deux plus grands capitaines de leur temps : César et Pompée. Le 91e numéro de « Guerres & Histoire » revient sur les vingt ans qui ont changé à jamais la face de Rome.

Populares vs optimates – Les causes des guerres civiles romaines

Après avoir vaincu Carthage puis défait les grands royaumes hellénistiques, la Rome du IIe siècle av. J.-C. domine le bassin méditerranéen. Triomphante, sans rivale, la République se transforme alors en profondeur. C’est alors un enjeu de décennies de luttes politiques meurtrières entre factions, jusqu’à près de vingt ans de guerre civile. Par Frédéric Bey
César et Pompée – Portraits croisés
César et Pompée sont les chefs politiques et militaires les plus importants de la fin de la République romaine. La relation entre César et Pompée est trop souvent réduite à leur affrontement final. Ainsi la relation des deux hommes, plus complexe, mérite d’être revisitée. Par François Cadiou
Un Blitzkrieg à l’antique ? La campagne de César de Marseille à Lérida
Méconnue, la campagne de César de Marseille à Lérida est un chef-d’œuvre d’initiative et de rapidité. Elle permet au général de prendre en quelques mois le contrôle de l’arc occidental méditerranéen. Le succès, pourtant, n’a pas été aussi facile qu’il y paraît. Frédéric Bey
Pharsale, le grand règlement de comptes de César
Le 9 août 48 av. J.-C., dans la plaine de Pharsale, en Grèce, la guerre civile romaine atteint son point culminant : l’armée amenée à grand-peine par César depuis l’Italie affronte les forces de Pompée le Grand, largement supérieures. Romains contre Romains, la bataille décisive commence. Par Maxime Petitjean
« Mieux vaut pays dévasté que pays perdu » – Gloires et déboires d’un maréchal de France… anglais

Aujourd’hui oublié, John Talbot a longtemps joui d’une image positive en Angleterre et terrifiante de l’autre côté de la Manche. Au début du xvie siècle, l’historien anglais Edward Hall assure que les mères françaises de son temps font peur à leurs enfants en leur disant : « Si tu n’es pas sage, le Talbot viendra te chercher… ». Par David Fiasson
Passe-Partout dans les Forces spéciales ukrainiennes – « Vous pouvez partir, on veut juste le Français ! »

Pourquoi un jeune Français choisit-il de se porter volontaire dans l’armée ukrainienne ? Par goût de la « bagarre » d’abord, puis par véritable empathie pour une nation agressée. Entre excitation du combat, crainte des drones et rencontre avec un peuple qu’il a appris à aimer malgré la barrière de la langue, Passe-Partout nous livre son expérience de la guerre de haute intensité version XXIe siècle. Propos recueillis le mardi 18 août 2025 par Olivier Vece
La guerre franco-chinoise 1884-1885 – La grande oubliée

Une guerre franco-chinoise ? Bien sûr, on connaît : 1860, les guerres de l’opium, le pont de Palikao, le sac du palais d’Été… Non, il s’agit ici d’une seconde guerre, non déclarée et presque totalement oubliée. D’août 1884 à juin 1885, elle fait se heurter les deux empires au Tonkin et se signale par des aspects opérationnels originaux, tant sur terre que sur mer. Par Michel Bodin
Le labarum – L’étendard chrétien de l’armée romaine
De l’Aquila au Sol Invictus en passant par la louve ou le taureau, les légions ont marché sous bien des symboles. Au IVe siècle, Constantin le Grand attribue une grande victoire à un emblème christique apparu dans le ciel : ainsi naît le « labarum », l’enseigne de guerre des empereurs chrétiens. Par Maxime Emion
La Légion tchécoslovaque en Russie – Une« Band of Brothers » fait son anabase

En 1917, soixante mille soldats tchèques et slovaques se retrouvent piégés par la révolution russe. Formés en une légion au prix de cent batailles contre les bolcheviques, ils parcourent en presque trois ans dix mille kilomètres par le Transsibérien jusqu’à Vladivostok. De quoi faire pâlir Xénophon et ses mercenaires grecs. Par Jean Lopez
20 juin 1942 – La chute de Tobrouk

Assiégée pendant huit mois d’avril à décembre 1941, Tobrouk était devenue le symbole de la ténacité britannique en Libye et une sérieuse épine dans le pied de Rommel. En juin 1942, pourtant, la ville fortifiée tombe en à peine 24 heures, résultat d’une manœuvre audacieuse du Renard du désert, conjuguée à une conduite désastreuse des opérations britanniques. Par Nicolas Aubin
Carmania contre Cap Trafalgar – Duel de paquebots dans un miroir

Le 14 septembre 1914, un archipel perdu de l’Atlantique Sud est le théâtre d’un des premiers engagements navals de la Grande Guerre. En lice, le navire britannique « Carmania » et le « Cap Trafalgar » allemand. Quelques semaines plus tôt, les deux vaisseaux transportaient encore passagers et courrier à travers l’océan. Deux paquebots transformés en croiseurs de fortune se jettent dans un duel à mort : un épisode unique de la guerre de course que livrent les « croiseurs auxiliaires » des deux guerres mondiales. Par Vincent Bernard








