Plantagenêts contre Capétiens. La première guerre de Cent Ans
Dossier
1159-1259. Plantagenêts contre Capétiens. La première guerre de Cent Ans
En 1159, Henri II d’Angleterre tente de conquérir le comté de Toulouse. L’intervention du roi de France Louis VII déclenche une guerre qui va durer cent ans. Lors de ces combats ponctués de trèves, ce ne sont pas tant la France et l’Angleterre qui s’affrontent que deux dynasties françaises : les Capétiens peinant à imposer leur autorité royale et les Plantagenêts, leurs puissants vassaux, héritiers de la moitié du royaume, mais aussi du trône d’Angleterre. Un siècle avant Crécy, le 92e numéro de « Guerres & Histoire » explore cette guerre méconnue, qui porte les germes de la rivalité qui déchirera les deux grandes puissances de l’Occident chrétien. Par David Fiasson

David contre Goliath ?
Au milieu du XIIe siècle, le roi de France ne fait semble-t-il pas le poids devant un Empire anglo-angevin en pleine ascension. Son domaine est minuscule, il possède moins d’hommes et moins d’argent. Mais d’autres atouts viennent peser dans la balance.
Sexe, mariages et trahisons dans la première guerre de cent ans
L’affrontement entre Capétiens et Plantagenêts est aussi une histoire d’amour, d’amitié et de déceptions. Mariages et sexualité y jouent un rôle majeur, ce qui a engendré des rumeurs dignes de la presse people contemporaine.
Cent ans de guerres (1159-1259)
La « première guerre de Cent Ans » n’est pas un conflit entre deux nations. Les souverains des deux camps sont des princes français. Elle ne constitue pas davantage une période de guerre permanente, mais une succession d’affrontements et de trêves.
Un siège mémorable de la première guerre de cent ans – La prise de Château-Gaillard
En 1196, au traité de Gaillon, Richard Cœur de Lion perd plusieurs places frontalières. Rouen et le cœur de son duché de Normandie deviennent exposés. Passant outre l’interdiction de fortifier le manoir des Andelys, il y fait élever à grands frais, sur un éperon dominant la Seine, une puissante forteresse baptisée comme un défi : Château-Gaillard. Nul ne devait la prendre… de son vivant.
La figure
Amilcar Barca
Père d’un génie militaire… qui avait de qui tenir
Issu de la grande famille aristocratique des Barcides, Amilcar a donné du fil à retordre aux Romains durant la première guerre punique, avant d’être l’artisan du relèvement de Carthage. Son célèbre fils Hannibal a pris auprès de lui des leçons de premier choix. Par Khaled Melliti
Gautier, droniste et « soldat politique » dans l’armée russe
« Je ne savais rien, ou plutôt, ce que je savais ne valait plus rien »
Combien de Français ont rejoint l’armée russe dans son « opération spéciale » contre l’Ukraine ? Quelques dizaines, lit-on souvent. Juste une poignée, analysait même la chaîne France 24 en août 2025. Gautier, évidemment un pseudonyme, a été l’un d’entre eux. Il a rallié la Russie pendant sept mois à compter de l’automne 2024 et, formé comme droniste, a connu des engagements au front qui n’ont rien entamé de ses motivations : lutter contre la prétendue décadence occidentale, au nom d’un nationalisme transfrontalier défenseur des traditions.
Propos recueillis le 30 octobre 2025 par Olivier Vece et Julien Berdot
Guerres et campagnes
Narvik, 1940 – Une victoire trop loin
Par une opération combinée « culottée », Hitler fait, le 9 avril 1940, prendre la Norvège à l’abordage. Parmi ses objectifs figure le port de Narvik, au-delà du cercle arctique, débouché du précieux fer venu de Suède. Les Alliés, écœurés d’avoir été pris de vitesse, improvisent une reconquête aussi laborieuse qu’éphémère mais qui laisse derrière elle une épopée de légende. Par Nicolas Aubin
Artefact
Les clés de la citadelle de Milan
Jusqu’au début du XXe siècle, les clés de villes ou de citadelles ont revêtu une charge symbolique de premier ordre. Celles de la citadelle de Milan en sont un exemple éloquent. Remises au général français Despinoy en 1796, elles symbolisent la chute d’un duché vieux de quatre siècles. Par Christophe Pommier
Bizarre
Cinq SS font Tintin au Tibet
Que sont allés faire les séides d’Himmler sur le toit du monde, à la veille de la Seconde Guerre mondiale ? Espionnage ? Implantation d’une base secrète ? La réponse est à la fois plus simple et plus surprenante. Par Jean Lopez
Rapport de bataille
25-26 juin 1876 – Little Bighorn
Le 25 juin 1876, le colonel George Armstrong Custer est tué avec 260 de ses hommes du 7e de cavalerie sur les hauteurs dominant la rivière Little Bighorn, au cœur d’un territoire pourtant garanti aux Sioux quelques années plus tôt. De ce désastre évitable va naître un des plus grands mythes polémiques de l’Ouest américain. Par Vincent Bernard
Routes militaires
Red Ball Express
Une autoroute pour gagner la guerre ?
Normandie, 23 août 1944. Lors d’une réunion de l’Advance Section, le constat est sans appel : le général Patton progresse si vite que ses blindés frôlent la panne sèche. « Il ne sera pas dit que l’Advance Section aura stoppé les Alliés là où les Allemands n’y parviennent plus », répond, piqué au vif, le général Ewart G. Plank. La « Red Ball Express Highway », artère logistique d’un nouveau genre, vient de naître. Et avec elle un mythe puissant : l’espoir (fou) de rapidement gagner la guerre ! Par Nicolas Aubin









