On connait bien le Zatoichi (2003) réalisé par Takeshi Kitano. Il met en scène un combattant de kenjutsu exceptionnel et virevoltant. Mais on a un peu oublié les films tournés dans les années 60 qui ont marqué Kitano. Ce coffret, édité par Roboto Films, vient à point nommé pour nous remémorer cette série formidable qui a marqué l’histoire du cinéma et de la télévision au Japon.

Un immense succès au Japon
Inspiré d’une nouvelle populaire, de Kan Shimozawa, publiée en 1961, Zatoïchi avait tout pour devenir une grande saga. Un héros aveugle mais virtuose en art du combat, une origine très modeste et une roublardise sympathique. La série compte une trentaine de films. Le premier de 1962 met en scène l’acteur Shintarō Katsu. Ce dernier va incarner le sabreur dans 25 films jusque dans les années 70. D’abord en noir et blanc, la série passe en couleur en 1963. Le 26e et dernier opus est tourné en 1989. Il faut ajouter à ces longs métrages, une centaine d’épisodes télévisés.
Un coffret et des découvertes
Zatoïchi est un masseur aveugle ancien yakuza devenu vagabond aux sens super aiguisés et d’une habileté au sabre sans pareille. Le premier film qui ouvre le coffret, La légende de Zatoïchi, le masseur aveugle réjouira tous les amateurs de films de sabre. Le coffret rassemble les 4 premiers films ainsi que Zatoichi, Bandit aveugle.

Les films en noir et blanc
Les origines de Zatoichi – Le bandit aveugle (1960) : Avant de devenir Zatoïchi, Shintaro Katsu incarne Suginoichi, un bandit aveugle froid et ambitieux, prêt à tout pour s’emparer du pouvoir, au détriment de ceux qui l’entourent… Le studio Daiei dévoile la 1ère version d’un personnage à la fois proche et éloigné du Zatoïchi à venir. Réalisé par Kazuo Mori. Ici, pas question d’honneur ou de bonté, c’est un superbe film noir digne des grands classique hollywoodiens qui met en scène le masseur en chef de bande d’assassins.
La légende de Zatoichi – Le masseur aveugle (1962) : Le masseur aveugle Zatoïchi rend visite à un chef yakuza. Bientôt entraîné dans un conflit avec un clan rival, il se lie d’amitié avec un samouraï malade du camp adverse, tandis que la guerre entre les deux factions devient inévitable. Un 1er volet fondateur qui révèle le sabreur aveugle Zatoïchi. Réalisé par Kenji Misumi.
La légende de Zatoichi – Le secret (1962) : Les tensions entre deux gangs rivaux éclatent au grand jour. Chaque chef désigne son champion : un ancien samouraï devenu pêcheur, porteur d’un lourd secret, et Zatoïchi, joueur invétéré et masseur, dont le sabre frappe avec la fulgurance de l’éclair. Produit la même année que le 1er film, il consolide la popularité du personnage, ouvrant la voie à une longue série defilms. Réalisé par Kazuo Mori.
Les films en couleurs
La légende de Zatoichi – Un nouveau voyage (1963) : Zatoïchi tente de se retirer dans son village natal, mais la violence le rattrape lorsqu’il se retrouve mêlé à un conflit entre un clan de yakuzas et des villageois opprimés. er film en couleurs de la saga, il marque un tournant en apportant une profondeur inédite au sabreur aveugle. Réalisé par Tokuzo Tanaka.
La légende de Zatoichi – Le fugitif (1963) : À son arrivée dans la ville de Shimonita, Ichi apprend qu’un chef yakuza local a mis sa tête à prix. Pris au piège, il découvre qu’un ancien amour a été assassiné. Dévoré par la colère, il part affronter les meurtriers : un rōnin mercenaire et son clan. Ce 4ème opus confirme la puissance dramatique.









