« Poilus », chiens et chats ont rendus de nombreux service durant la Grande guerre. Ce rôle méconnu fait l’objet d’une remarquable exposition au Mémorial 14-18 Notre-Dame-de-Lorette.

Un thème original
Une nouvelle fois, l’équipe de de Mémorial propose une approche renouvelée d’un thème que chacun pense, plus ou moins, connaitre. À travers des photographies bien choisies, les commissaires font le tour de la questions. Les réponses ne cessent d’étonner. Après les ruines, en début d’année, cette proposition poilue doit amener un public plus jeune à s’intéresser à ce conflit qui a marqué profondément la région. La nécropole de Notre Dame de Lorette tout près le rappelle aux visiteurs.
Poilus : les chats
Si on ne trouve que des chiens et des chats dans l’exposition, cela est dû à place qu’ils ont pris dans les tranchées.
Les chats « incarnent » une sorte de neutralité. Les armées ne mobilisent pas les chats comme les chiens. Ils errent du champs de bataille aux villages en ruines à la recherche de nourriture, de sécurité et de compagnie. Passant d’une ligne à l’autre, comme dans le film « Joyeux Noël », ils apportent un réel réconfort aux combattants épuisés.

caresse un chaton assis sur la culasse d’un obusier de 12 pouces
près d’Arras (France), en 1918 © Brooke, John Warwick (Lieutenant)
(photographer)/IWM
Poilus : les chiens
Les chiens connaissent une vie plus dure que les chats. Mobilisés comme des combattants, ils sont dressés en fonction de leur utilisation future. Ils assurent le transport de messages, sentinelles, ils détectent des attaques, la recherche de blessés, le transport de matériel et de ravitaillement. L’époque n’est pas encore consciente de la maltraitance animale. On demande beaucoup aux chiens. Exposés aux mêmes dangers que les hommes, ils souffrent des mêmes pathologies. Blessures, intoxication au gaz, épuisement nerveux, les exemples sont nombreux de chiens paralysés par le stress, rendus sourds par le bruit. Si les poilus, les hommes, connaissent la maladie du pied de tranchée, les chiens souffrent des coussinets rendus à vif après de trop longs efforts à tirer mitrailleuses ou blessés.


La présence des animaux contribue à humaniser la guerre. Plusieurs chiens se transforment en mascotte de régiment comme le célèbre chien américain Stubby, l’animal le plus décoré de la Grande Guerre.

nombreuses décorations. Il est le chien le plus décoré de la Grande
Guerre, (photo prise entre 1918 et 1921). DR
Après le 11 novembre 1918, les chiens sont officiellement démobilisés. Les militaires français en ont engagé 15 000, plus de 5 000 ne sont pas revenus.
Exposition Poilus : Histoire des chats et des chiens de la Grande Guerre
Du 26 septembre 2026 au 3 janvier 2027









